Friday, April 15, 2011

Le cinéma ghanéen

Étonnament, le cinema Ghanéen est très prolifique, surtout dans la région de Kumasi. Tellement qu'on parle même d'un Ghallywood, comme en Inde avec Bollywood.
Partout en ville il y a des affiches de films ghanéens toutes plus drôle les une que les autres. Certains films se veulent des films de peur, mais semblent plus tourner à la comédie. Nous n'avons pas eu la chance d'en voir un encore, mais avons bien ri à regarder les prévus qui tournent à la télévision. Hier nous avons fait l'acquisition de Godfather 1 et 2. (Tous les films viennent en 2 parties) On espère avoir la chance de pouvoir le visionner bientôt.

Sunday, April 10, 2011

Un creux de vague

La magie des premiers jours étant moins dans le portrait, les derniers jours ont été plus difficiles. Il faut dire que la chaleur nous affecte beaucoup. Nos petits corps de nord américains ont de la difficulté à s'adapter à des températures s'approchant du 40 degrés à l'ombre. Par dessus ça on peut mettre notre sommeil qui n'est pas parfait et le fait que J-F a des problèmes gastriques.

Il faut aussi dire que nous sommes en train de s'adapter, de s'imprégner de cette nouvelle culture. J'ai vécu un bon choc culturel en Asie (ma cousine Dominique pourra vous raconter) et je crois que les suivants sont de moins grande envergures. Je me rends compte aujourd'hui que le monde continura toujours à nous surprendre!

Les infrastructures touristiques sont rares (je suis polie, je devrais plutôt dire inexistantes). Au départ nous étions pourtant très content de partir pour le Ghana, pays pas trop touristique et pendant la basse saison en plus. Maintenant on fait avec!

Nous réussisons quand même à vivre des petites perles de moments. Nous sommes ressortis à 16h cet après-midi, c'est à peu près seulement à cette heure que nous réussisons à nous promener sans mourir de chaleur. Nous sommes allé nous promener dans un quartier à l'extérieur du centre. Beaucoup d'enfants étaient dans la rue, ils nous saluaient et nous criaient "obroni". Ils se trouvaient bien drôles. Nous avions justement appris ce midi la signification de ce mot et de sa réponse possible. "obroni" = homme blanc et "obibini" = homme noir. Jean-François s'est alors mis à leur répondre ce qui a fait rire encore plus les gens, adultes compris.
Les gens sont vraiment super gentils et curieux. Plusieurs fois par jours nous nous faisons arrêter sur la rue pour nous saluer, savoir de où nous venons et pour savoir comment nous trouvons le Ghana.

Je ne l'ai pas mentionné, mais nous sommes présentement à Kumasi. Nous sommes en train d'évaluer dans quel direction nous nous dirigerons par la suite. Si nous ne réussissons pas à mieux fonctionner à cette chaleur, nous considérons même quitter l'afrique de l'ouest pour l'est plus tôt que prévu. Nous nous étions laissé pleine liberté quand à l'itinéraire, nous en profiterons peut-être!


Thursday, April 7, 2011

Se courrir... à l'africaine

Puisque nous comptons bientôt quitter Accra, la Capitale du Ghana nous devons nous occuper de nos visas car les ambassades sont dans cette ville. C'est donc aujourd'hui que nous avons décidé de demander notre visa pour le Togo et nous nous sommes heurtés à la "bureaucratie" ghanéenne.

Après avoir âprement négocié notre course de taxi jusqu'à l'embassade, nous avons discuté avec le portier qui nous informe qu'avant toute rencontre avec les fonctionnaires Togolais, il nous faut une photocopie de notre passeport ainsi que 3 photos passeport. Items que nous n'avons malheureusement pas en notre possession à ce moment car nous voulions être certains de tout avoir en main au moment de faire la demande. Le gentil portier nous indique donc que nous pouvons faire la photocopie et les photos au bureau de poste. Il nous pointe vaguement la direction et nous dit de revenir avec ces items. Pensant que ce ne serait pas très loin, nous partons à pied à la recherche du dit bureau de poste... ¾ d'heure plus tard sous un soleil ardent et après avoir demandé notre chemin à quelques personnes, nous n'avons pas trouvé le bureau de poste ! Mais on a croisé une petite papetterie où ils nous ont offert tous les services requis. Armés de nos documents nous étions prêts, à nous le Togo... mais il faisait chaud ! On s'est donc renégocié un taxi pour retourner à l'ambassade.

Une fois de retour, détrampés, le gentil portier nous informe que c'est très bien, nous avons tous nos documents. Mais maintenant, il nous faut payer les frais de Visa en devise Togolaise, soit le CFA.

Hummmm...

- On ne peut pas payer en Cedis ?
- Non.
- En $ US ?
- Non.
- Où peut-on trouver des CFA ?
- Je peux vous en trouver.
Mais le problème, c'est que le gentil portier se prenait une belle petite cote que nous n'avions pas envie de payer ! Alors, on repart !
Cette fois ci, on repart dans l'autre direction soit dans le quartier touristique de Osu. Là où les banques et les bureaux de change regorgent. Mais le hic, c'est que c'est impossible de retirer de l'argent en nulle autre devise que le Cedi ghanéen. Donc, on trouve une banque qui accepte notre carte (car certaines sont capricieuses) et on file au bureau de change pour récupérer les 70000 Francs CFA nécessaires pour les 2 visas (environ 150$ CA).

On se re-renégocie un taxi pour re-retourner à l'ambassade avant midi trente, heure de fermeture du bureau consulaire.

Complètement suintants, nous retrouvons notre gentil portier qui nous confirme que nous avons tout ! Oui oui, nous avons récupéré le laisser-passer A-38 ! Après 3 formulaires et le dépôt de nos 3 photos (sur lesquelles nous apparaisons frisés et dégoulinants) nous sommes enfin en sursit, car nous devons revenir 2 heures plus tard, récupérer nos passeports.


Nous avions justement remarqué une magnifique petite terrasse où nous avons dégusté un excellent poulet sur le BBQ accompagné d'un riz Joloff exquis et parfaitement épicé. Après 2 grosses bières (ici, si on veut une petite bouteille de bière il faut demander une mini), nous avons récupéré notre bien le plus précieux (passeport) et sommes maintenant de retour à l'hôtel, installés face à l'océan...

Et on aimerait bien que vous soyez avec nous !

Prochaine chronique... comment obtenir internet sans fil partout en voyage.

Wednesday, April 6, 2011

Les premiers jours !

C'est les premiers jours, la lune de miel, nous sommes déjà en amour avec l'Afrique!
Le premier soir a été un peu plus énervant. Nous avions 24 heures de transport dans le corps, beaucoup de fatigue d'accumulée; pour se rendre à l'hotel, nous avons passé par une ruelle qui avait l'air très lugubre dans le noir. Nous étions bien content d'avoir réservé le transport de l'aéroport fournit par l'hôtel. Après une bonne nuit de sommeil et à la lumière du jour nos perceptions de la veille se sont vite avérées fausses.

Notre hôtelest situé en haut d'une falaise face à l'océan. Le bruit des vagues nous réveille la nuit.
Il y a un port de pêche tout juste à côté et des dizaine de bateaux en permanence sur l'eau.

Nous sommes déjà en mode voyage. On se repose beaucoup, on flâne et on ne voit pas les journées passer. Pour le moment nous découvrons Accra et devrions y passer encore quelques jours.

Saturday, April 2, 2011

Pesée officielle


Ca y est. Nos sacs sont fermés et bien remplis et nous prêts à partir.
C'est donc l'heure de la pesée officielle pré-départ:

Sac de J-F : 25 Lbs
J-F : 148 Lbs

Sac de Marjori : 25 Lbs
Marjori : ???? :)

Il sera intéressant de voir combien nous et nos sacs pèseront à notre retour !
Personnellement, je les trouve un peu lourds, il faudra larguer du leste ! Mais j'avoue que c'est un peu difficile de prévoir ce dont on aura besoin ou pas. En plus, c'est drôle mais c'est un peu rassurant d'apporter certaines choses qu'on sait "superflues". C'est un sentiment difficile à expliquer, l'anticipation d'être loin de chez soi pendant longtemps !

Wednesday, March 2, 2011

Le point de non retour

Nous voilà maintenant, 2 ans plus tard, à 1 mois du grand jour.
2 ans à rêver, planifier d'innombrables itinéraires, économiser des milliers de dollars et un peu aussi à douter.
On se rend compte quand on planifie un tel projet que le doute est bien présent. Beaucoup de gens à qui, il y a 2 ans, on a annoncé qu'on partait 1 an autour du monde ont douté avec raison qu'on le ferait, il s'agissait d'un bien beau rêve peut-être un peu utopique aux yeux de certains. Mais le doute n'était pas présent que chez les autres, il l'était chez nous aussi. Plus on s'approchait de la date du 2 avril, plus il se dissipait, mais il était toujours un peu là. Beaucoup de choses auraient pu faire avorter ce bébé, le travail, l'argent, la santé, la stabilité mondiale, mais tout a plutôt bien été. À chaque étape franchie, j'étais un peu plus convaincu qu'on atteindrait notre but.

Dans les dernières semaines, le gros enjeu était la location de la maison; Notre plan 'B' si on ne la louait pas c'était de partir pareil mais moins longtemps. Pas besoin de vous dire que ce n'était pas idéal, en fait, je pense que dans mon cas ça aurait gâché le voyage: si on part on part pas à moitié.
Donc la location de la maison était pour moi la majeure source de doute (et d'angoisse) des dernières semaines. Il fallait louer ! Mais en même temps, ce doute était réconfortant, un peu comme un filet de sécurité en arrière pensée de pouvoir tout annuler, de "Choker", de retourner à notre train train et de ne pas bouleverser notre vie comme on s'apprête à le faire.

Ce soir, nous avons eu la confirmation que notre contre-offre de location est acceptée. La maison est louée !
C'est le point de non retour. Maintenant, il n'y a plus de doute, il n'y a plus de filet de sécurité: dans 1 mois on part !!!

Je n'ai jamais sauté en bungee, mais j'ai présentement l'impression d'être dans le vide, dans le court instant après avoir sauté, mais que l'élastique n'a pas commencé à nous ralentir. C'est excitant, mais c'est aussi un peu freakant !

Il ne reste qu'un mois mais beaucoup de choses à régler. Faire des boîtes, finir les vaccins, régler les affaires avec la banque, faire le transfert de courrier et j'en passe. Tout ça se fera avec la même ardeur que tout ce qu'on a fait jusqu'à présent pour ce voyage mais avec une plus grande dose de fébrilité !

À suivre ...