Sunday, January 22, 2012

Flashback: Pashupatinath au Népal

Depuis 2 semaines nous sommes à Bali avec la famille, Denise ma belle-mère, Paulin mon beau-frère et Jane sa femme.  Ils se sont joint à nous pour prendre un petit break de l'hiver et aussi pour un repos bien mérité.  

Jusqu'à maintenant on s'amuse bien.  On a pris du bon temps dans une villa à Seminyak pendant quelques jours avant de se diriger vers la plage dans le coin d'Amed.  Après un peu d'exploration en moto du luxuriant paysage balinais nous sommes monté un peu plus au nord à Toya Bungkah.  Nous y avons escaladé le volcan du mont Batur en pleine nuit pour apprécier le lever du soleil.  Nous sommes présentement dans un bel hôtel depuis 5 jours, on dirait qu'on n'est plus cabables de décoller d'ici, on profite de la piscine et du beau temps.  Il faut dire qu'il a beaucoup plus durant nos premiers jours à Bali, donc on en profite.

Voici pour un résumé des dernières semaines. Mais Denise a apporté la caméra Reflex de Marjori et c'est cette caméra que nous avons utilisée pour prendre toutes nos photos de Bali.  Le problème c'est que notre laptop ne semble pas apprécier la communication avec cette dernière et il nous faudra acheter un lecteur de cartes CF lorsqu'on retombera dans la civilisation pour pouvoir copier les photos (et les mettre sur le blogue).  C'est pour cette raison que j'ai décidé de revenir en arrière et de plutôt vous parler du Népal.  Les photos de Bali viendront plus tard :)

Pour faire un petit rappel, nous avons passé quelques semaines dans ce pays où nous avons fait un trek, on s'est baigné avec des éléphants et mon ami Hugo est venu nous rejoindre à Katmandu pour la dernière semaine.  C'est de cette semaine en question dont je veux vous parler.  Plus particulièrement d'un endroit bien spécial en banlieue de Katmandu appelé Pashupatinath.

Une partie du temple Pashupatinath avec ses gath
Pashupatinath est en fait un temple hindu.  Les népalais sont en grande majorité hindu, étant donné qu'ils ont été pendant longtemps un royaume du pays aujourd'hui connu comme l'Inde.  La religion hindu, aussi compliquée qu'elle peut être, prescrit que lors d'un décès le corps de la personne doit être brûlé et les cendres jetées dans un fleuve sacré.  (Bon c'est très très simplifié mais c'est à peu près ça que j'ai compris).

Dans Kathmandu passe justement une rivière sacrée aux bords de laquelle a été érigé le temple Pashupatinath.  Des escaliers longent les deux côtés de la rivière offrant ainsi un accès facile à l'eau.  À intervalles plus ou moins réguliers on retrouve aussi des autels.  Ces escaliers sont appelés des gaths.  Le temple est en fait un complexe de plusieurs constructions dispersées sur un immense terrain.  La rivière passe au milieu et des ponts construits à intervalles réguliers permettent de passer d'un côté à l'autre de la rivière.

À Varanasi en Inde nous avions assisté à des crémations, mais l'Inde étant ce qu'il est l'expérience avait été très expéditive et nous n'avions pas pris de photos.  Ce fut tout de même un peu bouleversant et lorsqu'on a appris qu'il y avait des crémations à Kathmandu aussi on a décidé d'y aller avec Hugo.
La première chose qui frappe en arrivant sur le site c'est la fumée qui est omniprésente et l'odeur.  C'est frappant parce qu'on sait d'où vient cette fumée... et que l'odeur nous rappelle étrangement celle d'un BBQ.  Si on était au steakhouse on trouverait que ça sent bon, mais là c'est un peu troublant d'apprécier l'odeur de grillé, c'est comme un peu gênant.

Moi & Hugo sur une terrasse surplombant des autels de crémation
Dès notre arrivée sur le site nous apercevons plusieurs colones de fumée s'élever derrière les édifices.  Après avoir payé les frais d'entrée, nous sommes accueillis par des soit-disant guides qui veulent nous offrir un tour guidé.  Nous refusons et on descend vers les ghats.  De chaque côté on peut apercevoir les autels, certains brûlent et d'autres sont vacants et en attente du prochain défunt.  Nous sommes un peu abasourdis par l'ambiance et par ce qu'on voit.  On s'arrête un instant pour décanter et observer autour de nous, nous yeux sont grands et nos faces en disent long.  
Au moment où l'on commence à se resaisir, on entend quelqu'un nous parler à notre gauche, on se retoure et on réalise qu'on nous demande de nous tasser pour laisser passer des gens qui transportent un corps sur un brancard.  Ouf !

Tout de suite après, une série de vaches traversèrent le pont, un peu comme sorties de nulle part à traves la fumée et se dirigent vers nous, nous ramenant un peu à nos esprits.
Des vaches traversent un pont dans la fumée
Hugo & moi à l'entrée du site
Du pont nous pouvions avoir une meilleure vue du site et de comment les autels sont disposés.  D'un côté du temple, les autels étaient plus gros et couverts d'un petit toît.  De l'autre, ils étaient composés d'une simple base en béton, beaucoup plus petite.  De ce côté, des corps sont disposés sur les petits autels, comme en attente.  On apprendra plus tard que ces derniers sont bénis dans la rivière par un membre de la famille avant d'être brûlés.

Les autels plus gros qui surplombent la rivière
Un corps en attente de l'ultime bénédiction avec un enfant qui joue dans l'eau
Plusieurs gens de baignent dans la rivière, enfants comme adultes.  Les enfants jouent et les adultes, eux, ne font que s'y mouiller pour obtenir la protection de la rivière la plus sacrée du Népal.  Il y a beaucoup de monde sur le site.  Des familles de défunts, des prêtres, des touristes, des chiens des vaches, des singes, etc.  On y retrouve aussi des Sadhu, ce sont des hommes qui se dévouent à Shiva la déesse destructrice.  Ils ont le visage coloré et les cheveux en "dreads".  Ils vivent sur le site du temple et se nourissent des offrandes des gens, on  les voit un peu partout.  Je n'ai pas de photos car ils demandent de l'argent en échange (un peu contre nos principes) mais vous pouvez en trouver tout plein sur le web, notamment ici.  Un fait intéressant est que les Sadhus seraient castrés.

Une famille se recueille devant le corps avant l'allumage
Nous décidons de nous approcher des gros ghats où l'on peut apercevoir des feux.  Timidement on s'approche, les familles sont réunies autour des autels où les dépouilles sont installées et certains ont l'air plus accablés.  Sur d'autres ghats, des bûchers sont déjà bien avancés et on peut apercevoir un pied dépasser du feu.  La chaleur est très intense et l'odeur de méchoui est plus présente.  Certains bûchers sont très décorés avec des fleurs orange et autres offrandes.  On nous a dit que ce sont souvent des personnalités comme des policiers ou des familles plus riches qui pouvaient se payer ce genre de décorations.  La majorité des bûchers sont un simple empilage de bûches sur lesquelles le corps recouvert d'un linceul est déposé.  On dépose ensuite de la paille sur le dessus et en dessous pour l'allumage.

Un bûcher décoré. En arrière plan le corps d'une femme qui se consume.

C'est l'ainé de la famille qui allume le bûcher si c'est le père qui est mort et le cadet si c'est la mère.  Nous avons assisté à l'allumage d'un bûcher de femme et le petit garçon semblait un peu troublé par la tâche qu'il devait accomplir.  À travers la paille, nous avons pu apercevoir le visage de la défunte et il semblait avoir été maquillé.
Une fois le bûcher allumé, la famille ne s'attarde pas trop et un "technicien en crémation" prend le relais.  Il s'assure que le corps en entier brûle en replaçant les membres qui tombent à côté et en ajoutant des barre de graisse végétale afin d'intensifier la chaleur.

Un homme s'occupe de la crémation d'un corps.


Une fois le tout réduit en cendres, tout ce qui reste sera poussé dans les eaux de la rivière. 
Ce fut une expérience un peu troublante mais enrichissante.  Nous ne sommes pas habitués à voir la mort d'une manière aussi crue dans nos sociétés occidentales.  C'est ce genre d'expérience qui nous fait apprécier à quel point les cultures peuvent être différentes.

De l'autre côté de la rivière nous avions pu observer de gros piliers circulaires qui surplombaient la rivière et sur lesquels étaient installés des gens qui exercaient un rituel.  Nous avons appris qu'en fait, lorsque le père ou la mère meurt, l'ainé se doit de faire un genre de stage de 3 semaines sur les lieux du temple.  Une fois cette période terminée, il rencontre un prêtre pour une cérémonie avant de retourner dans sa famille.
Une cérémonie en cours.  Remarquez le singe avec la banane qu'il venait 'habilement leur voler



Saturday, January 7, 2012

Bohol

Après quelques jours sur l’Île de Palawan, on a finalement décidé de se diriger vers une autre île des Philippines, l’île de Bohol.  On cherchait une destination facile d’accès, où nous pourrions faire de la plongée et admirer les eaux turquoises et les plages de sable blanc que l’on voit partout dans les photos promotionnelles des Philippines.  On ne s’est pas trompé, on a trouvé tous ça et plus encore !

On a donc pris un vol de Palawan en direction de Cebu city d’où nous avons pu faire une connection avec le ferry en direction de l’île de Bohol.  C’était notre première expérience avec les ferrys Philippiens et c’est vraiment le grand confort.  Même en classe touristique (la plus basse), on a droit à des sièges en cuir très confortables, service de boisson et de nourriture et la projection d’un film.  L’heure quarante cinq de trajet s’est très bien passée.

Nous sommes arrivé alors que la nuit était déjà tombée, ce n’est que le lendemain que nous avons pu aller voir la plage de Alona avec son sable blanc qui est plutôt du corail broyé.  Il est tellement fin à quelques endroits que ça donne une impression de pâte entre les orteils.  Nous pensions nous trouver une chambre sur la plage pour pouvoir en profiter, mais finalement nous n’avons rien trouvé qui faisait notre affaire.  C’est en passant dans une agence de plongée dans le petit village de Panglao que le proprio nous a parlé d’un resort à l’extérieur de la ville.  Jean-François est allé voir l’endroit en question et a été charmé.  C’est beaucoup mieux que tout ce que nous avons vu sur la plage et pour une fraction du prix.  La moto est même incluse avec la chambre, ce qui nous a permis de nous déplacer à notre guise de notre tranquille resort (5 chambres et 4 villas) au village et à la plage bondée de touristes.  Panglao n’est pas l’endroit pour découvrir la culture philippine à l’état pure, on se rapproche plus d'une ambiance de fiesta sur la plage entre blancs.  Nous étions bien content de notre trouvaille un peu en retrait où nous avons profité de la piscine pour le restant de la journée.
Le lendemain nous nous embarquions sur un bateau pour aller faire 3 plongées autour de l’île de Balicasag.  Nous y avons fait des plongées complétement différentes de celles du Vietnam.  Nous avons pu voir des tortues aussi grosses que nous, un banc de gros Jackfish qui nous a tourné autour de la tête, un banc de maquereaux dont la tête qui s'illuminent lorsqu’ils ouvrent la bouche pour manger les méduses et nombreuses autres petites bêtes commes des petites crevettes.  Nous avons aussi, pour la première fois, plongé à des endroits où l’on retrouve un mur de corail.  Ça donne une forte impression d’infini, c’est l’infini des abysses sous nous et c’est l’infini bleu au dessus de nous.  J’y ai souvent eu l’impression de tomber. 
Entre deux plongées nous avons eu la chance de pouvoir admirer des baleines pilote (ou globicéphales) passer pas très loin du bateau.
Au total nous avons fait 6 plongées en 2 jours et nous avons décidé de rester au sec pour notre dernier jour sur l’île afin de la découvrir un peu…à moto bien sûr !

Notre premier arrêt s’est fait au centre de Tarsiers.  C’est quoi un tarsier ?  C’est une petite bête très adorable, qui est souvent décrite comme étant la plus petite espèce de singe.  Ils mesurent entre 10 et 15cm, ça tient dans une main !   

Le centre que nous avons visité procure un environnement protégé à une dizaine de ces bêtes.  Le territoire est pourtant bien grand, mais notre guide nous indique que malgré leur petite taille, ils sont solitaires et ont besoin de beaucoup d’espace.  Ils se croissent seulement pour se reproduire.  La femelle portera le petit pendant 6 mois.  À la naissance,  le petit aura le mérite d’être le plus gros bébé en proportion de la taille de sa mêre pour un mammifère. 

Lors de notre courte ballade, nous avons eu la chance de voir 3 tarsiers, dont un de tout près.  Leurs beaux grands yeux nous ont fait craquer !  Ils sont chacun d’eux plus gros que leur cerveau.

Le restant de notre ballade a été marqué par une diversité de paysages magnifiques.  En à peine 70km nous sommes passé de la plage


À des petites rizières entourées de palmiers et de cocotiers

À une forêt aux arbres infinis qui enveloppent la route

À de grandes rizières

Et finalement aux chocolate Hills qui sont au nombre de 1776.

La nature a beaucoup à offir, nous en avons fait qu’un survol, mais ça laisse à croire que l’île mériterait d’y passer beaucoup plus de temps !

Nous sommes maintenant de retour dans le ferry en direction de Cebu City.  Demain nous nous envolons vers l’Indonésie pour y retrouver ma mère, mon frère et ma belle-sœur à Bali.  À partir de dimanche notre voyage en duo prend fin, nous aurons de la compagnie tout au long de nos dernières semaines de voyage.  La dynamique sera évidemment changée, mais nous avons bien hâte de revoir des gens que nous connaissons.  Ça fait maintenant 4 mois que nous sommes en Asie, nous la trouvons toujours magnifique, mais ce sera sûrement intéressant de la redécouvrir à travers leurs yeux !

Friday, December 23, 2011

Joyeux Noël !

Dernièrement j'ai lu le dernier blogue de mon ami voyageur Serge Maheu (qui est à ne pas manquer, Serge est un photographe hors pair : www.sergemaheu.com) où il disait qu'il avait pris beaucoup de retard dans son blog.  J'ai réalisé que ça faisait longtemps que nous aussi n'avions pas rien ajouté, mais ça m'a aussi un peu consolé de voir qu'on n'est pas seuls à perdre le fil du temps et à oublier d'écrire, j'imagine que c'est bon signe parce qu'on passe du bon temps.  Voici donc un petit résumé de ce qui s'est passé dans les dernières semaines.
Paysage laotien
Laos : Suite & fin.
Après nos aventures à moto dans la campagne laotienne nous sommes revenus à Paksé où nous avons fait la rencontre d’une charmante famille québécoise Martin, Guylaine et leur petite fille Simonne. 
Notre autobus en panne - ça n'a duré que 45 minutes !
Nous avons poursuivi notre découverte du Laos avec une visite des « 4000 îles ».  Selon les guides de voyage il s’agit d’un petit paradis où des centaines d’îles se côtoient à l’embouchure du Mékong.  Une fois rendu sur place on n’était pas sûr.  C’est peut-être parce qu’on était dans un autre « mood » mais la place ne a pas semblé vraiment paradisiaque.  Sur l’île principale on retrouve un paquet d’hôtels bon marché et de restos où s’entassent des centaines de touristes pour « chiller ».  On a loué un vélo pour faire le tour de l’île.  On pouvait y voir quelques vestiges du colonialisme francais comme la seule voie ferrée (maintenant détruite) ayant existée au Laos (oui oui, sur une île !).  On a aussi pu voir une cascade qui, selon moi, était plus un gros rapide qui n’avait rien à voir avec les chûtes de centaines de mètres que nous avons eu la chance de voir durant notre trip de moto.  Bref, il n’y avait pas grand-chose à faire là et l’ambiance boème ne nous tentait pas.  Après 2 nuits sur l’île nous sommes partis en direction de Champasak.

Le petit village de Champasak était plus charmant.  Avant de quitter Paksé nous avions remarqué qu’une soirée spéciale était organisée aux ruines du temple WatPhou les soirs de pleine lune.  Ce temple est à proximité de Champasak et, bel addon, le 10 décembre était soir de pleine lune.  Nous avons décidé de nous y rendre et durant la journée nous avons retrouvé par hazard nos amis québécois rencontrés quelques jours auparavant à Paksé.  Nous nous y sommes donc rendu ensemble.  Ce fut une agréable soirée, une lune immense illuminait l’énorme site où des milliers de lampes à l’huile avaient été disposées dans les ruines ce qui donnait un bel effet..  Avant de partir, j’avais par hazard lu sur le site de La Presse que ce soir là, une éclipse totale de lune allait être visible de notre côté de la planète.  Ce fut effectivement le cas, le phénomène a beaucoup ajouté au mysticisme de l’ambiance.   
La lune presque disparue pendant l'éclipse
Le site du WatPhou où brillent des centaines de lanternes
Partout sur le site les gens et les enfants criaient à la lune, on ne sait pas si c’était un rituel qui arrive à toutes les pleines lunes ou si c’était à cause de l’éclipse mais c’était un peu intriguant.  Nous avons aussi eu droit à un spectacle de danse traditionnelle.  On a eu bien du plaisir avec Guylaine, Martin et Simonne à tenter de retrouver des sculptures dans le noir avec le seul éclairage de la lune et de nos lampes frontales ainsi que les indications floues du guide de voyage.  Bref ce fut une belle soirée.
 
Marjori éclairée par les lanternes et la lune



Nous sommes retournés à Paksé où nous avons passé une autre journée à moto pour visiter les environs de la ville.  On y a entre autre vu un gros Bhudda juché tout en haut d’une petite montagne qui surplombe la ville et on est allé visiter un village de tisserandes qui tissent à la main.

Une tisserande à l'ouvrage
Les marches qui mènent au gros bhudda


Retour à Bangkok 
Nous devions retourner à Bangkok pour prendre l’avion vers les Philippines et nous avons décidé d’y retourner un peu plus tôt car nous avions bien aimé la ville la première fois.  Pour ce faire nous avons décidé d’acheter un billet de bus pour touristes, prévoyants comme nous sommes nous avons pris la peine de nous rendre au terminus d’autobus la veille afin de vérifier les heures et d'acheter notre billet, mais on nous a dit qu'il était impossible de l'acheter à l'avance.  Le jour du départ on se rend sur place une heure avant le départ pour acheter nos billets pour se faire dire que c’est plein.  Oh non !  La seule autre solution pour partir le jour même était les transports locaux.  Nous avions eu des expériences mitigées avec les bus locaux au Laos mais on décide finalement de prendre un taxi vers ce que l’on croit être la station d’autobus locaux.  Sur place on réussit à se négocier un transport en minivan vers la frontière.  Le passage de la frontière vers la Thailande s’est fait comme un charme, les thailandais connaissent bien la valeur du tourisme.  Une fois rendu en Thailande, il fallait se trouver un transport vers Bangkok, trajet que l’on pensait faire en deux jours pour couper un peu la route.  Finalement, après s’être fait offrir de faire une partie du trajet dans une boite de pick-up nous avons trouvé la station d’autobus et avons décidé de se rendre directement dans la capitale, ce qui prit environ 9 heures.  On était un peu découragé de manquer le bus de touristes au départ mais finalement non seulement l’expérience fut enrichissante mais on a finit avec la moitié plus d’argent dans nos poches (en fait on était maintenant « pogné » avec des Kips laotiens en Thailande !)

De délicieux pétoncles qui grillent au marché flottant
de Bangkok


Notre semaine à Bangkok fut aussi intéressante que la première fois.  On se la coulait douce sur les terrasses de Kao San Road, Marjori s’est fait chouchouter dans les salons de massage surtout le jour de sa fête, on a mangé au marché flottant de Bangkok, on a assisté à un match de Thai Boxing gratuit et nous sommes allés au musée d’art contemporain voir une exposition de photos des innondations de Bangkok de cet été.   


Le repas de Marjori (maudites allergies !) au marché flottant de Bangkok

 



Un must lorsqu’on est à Bangkok c’est évidemment les gigantesques centres commerciaux de Siam Square et particulièrement les méga cinémas qu’on y retrouve.  Nous sommes allé voir Puss’n Boots en Imax 3D ainsi que Mission Impossible 4 en cinéma 4DX.  C’est quoi le 4DX ?  C’est un cinéma où les bancs bougent, d’immenses ventilateurs imitent le vent, des buses nous projettent de l’eau dans la figure, des jets d’air derrière notre tête nous font faire le saut, le dossier des bancs sont équipés de systèmes qui nous donnent des coups dans le dos (quand on se fait tirer dessus) et des stroboscopes flashent lors d’une explosion.  L’expérience est saisissante et très agréable, on la recommande à tout le monde !
Le MBK Center un des immenses centres commerciaux de Siam Square
On a aussi eu la chance de rencontrer notre muse pour ce voyage : Bruno Blanchet.  Nous sommes retournés au casse-croûte de sa blonde comme on avait fait la première fois mais cette fois-ci Burno est passé.  On aurait aimé lui parler plus longtemps, mais on a jasé de voyages et de ses personnages, notamment celui de Gros Gin et de son char.  Un beau moment !

La semaine a passé très vite et la première chose que l’on sut c’était que l’on devait se rendre à l’aéroport pour notre vol vers les Philippines.



Philippines : Premières impressions
La cathédrale coloniale de Vigan avec son clocher séparé
Nous sommes ici depuis 4 jours maintenant et à date nous avons visité la ville de Vigan au nord de l’ile de Luzon.  C’est une ville coloniale qui a été épargnée par les bombardements de la 2è guerre mondiale, elle est donc bien préservée.  La première chose qui frappe ici c’est le sourire des habitants.  On pensait que les thailandais étaient gentils et souriants mais ici c’est encore plus vrai.  L’autre chose qui est frappante c’est le coût des installations touristiques.  Les hôtels sont chers et la bouffe aussi, ça nous a beaucoup étonné. La ville de Vigan possède effectivement un centre où les édifices coloniaux ont été préservés, ça ressemble beaucoup aux villes coloniales d’amérique latine.  L’ambiance des fêtes est bien présente ici avec des décorations partout ; Des sapins et des crèches sont installés un peu partout dans la ville et on peut aussi entendre de la musique de Noël.  Notre plan de départ était de passer Noël à Vigan, mais une autre chose qui frappe aux Philippines c’est qu’il fait chaud !  On a décidé qu’au lieux de passer nos après midi à la climatisation dans notre chambre d’hôtel on devrait plutôt se trouver un spot sur la plage… on est sur une île après tout.  Direction : San Juan La Union.

Nous sommes aujourd’hui le 24 décembre au San Juan Surf Resort, un petit centre de surf qui loue de belles chambres pas trop cher.  Ce sera un super endroit pour fêter Noël, on va peut-être même faire un petit cours de surf.

On profite de l’occasion pour vous souhaiter un très joyeux Noël et une très belle année 2012.  Ce qu’on vous souhaite pour l’an prochain : Des voyages bien sûr !

On vous souhaite un très joyeux Noël !!

Monday, December 5, 2011

La bonne étoile

Après nos 6 semaines à visiter le très touristique et parfois bruyant Vietnam, nous avons décidé de parcourir le sud du Laos. Notre objectif étant de sortir des "grandes" villes et de le faire à motocyclette. Au Laos, la densité de population est très faible en comparaison avec les autres pays d'Asie, les villes ont donc des ambiances de village et les routes sont pratiquement désertes. Nous venons donc de terminer une petite virée de 4 jours autour et sur le plateau Bolaven qui se trouve à l'est de la ville de Paxse. Je voulais vous raconter ici une petite anecdote qui nous est arrivée. 
Nous venions de débarquer à Sekong capitale de 15000 habitants de la région du même nom. Peu de touristes se rendent jusqu'à Sekong, encore moins décident d'y coucher comme nous. Je voulais aller visiter les villages de minorités de la région environnante. Après avoir déposé nos sacs à dos à une guesthouse où personne ne parlait un traitre mot d'anglais, nous avons pris la route. Nous suivions les instructions vraiment floues trouvées dans le Lonely planet, assez que l'on a jamais trouvé les villages en question. Qu'a cela ne tienne! On va en trouver des villages reculés! On prend donc la décision de s'engager dans les petites routes de terre qui partent dans toutes les directions. On prend un joli embranchement (pour y aller, tournez à gauche au temple).


La route d'environ 1 Km est très mauvaise, mais nous arrivons finalement dans un petit attroupement de maisons typiquement Laotiennes.  Pour ce qui est des femmes en habits traditionnels, nous n'en avons vu aucune trace, ni là ni nulle part ailleur dans notre parcours en campagne. La route se poursuit jusqu'à la rivière qui borde le village. Nous nous stationnons et allons jeter un coup d'oeil au cours d'eau.
À notre retour on grimpe de nouveau sur la moto, mais immédiatement Jean-François qui conduit, sent que quelque chose cloche.  On jette un coup d'oeil au pneu arrière, il semble un peu mou.  Quelques mètres plus loin on arrête encore et c'est confirmé, notre pneu perd de l'air.  On a l'air ben fin dans notre chemin de gravel à plusieurs kilomètres de toute agglomération digne de ce nom.  On s'imagine les pires scénarios...
J'avais remarqué un petit groupe de personnes à l'intersection, ils devraient être capable de nous diriger vers un réparateur.  Je descend de la moto pour donner une chance à la roue et J-F roule doucement jusque là.


On leur fait des signes pour capter leur attention et on leur pointe la roue pour leur faire comprendre notre problème.  Tous en coeur, ils nous pointent une petite cabane à environ 150 mètres de là  avec en devanture un beau pneu indiquant un réparateur.  On est fou de joie!  On ne pourrait pas être plus chanceux dans nos malchances!  Notre mécanicien du jour examine le tout et nous rend sont verdict: Kapout.  Il doit changer la chambre à air.

Nous avons probablement coincé le tube à quelque part dans LE kilomètre de gravelle que nous avons fait.  On a pratiquement donné le double du montant que le mécanicien nous demandait, soit un total de moins de 7$.  On était trop reconnaissant en la vie! 
On est vraiment content que ce soit arrivé cette journée là et dans ces conditions.  Le lendemain on reprenait la route et nous devions faire 100 kilomètres de route de gravelle très isolée, disons que ça n'aurait pas été la même histoire.  Depuis le début du voyage tout va pour le mieux, on n'est pas trop malade, on n'a pas d'accident, on s'est pas fait volé, alors tous ensemble à Go on touche du bois pour que ça continue...1, 2, 3 GO!


Un petit update de où on est rendu:

Aujourd'hui nous sommes à Champasak pour la pleine lune dans les ruines qui se trouvent ici.  Nous allons quitter pour la Thailande dans quelques jours pour prendre un vol le 19 décembre vers les Philippines où nous fêterons Noël et le jour de l'an!  Bon temps des fêtes à tous!

Thursday, December 1, 2011

Un peu de souplesse

Comme certains d'entre vous le savent déjà, nous sommes au Laos depuis une semaine.  Nous y avons visité Vientiane la capitale, la ville de Thakek et nous sommes maintenant à Paksé un peu plus au sud.

Nous y passons du bon temps.  Le Laos est bien différent du Vietnam voisin.  Il y a beaucoup moins de monde, les villes sont plus tranquilles.  Ce sont commes de gros villages, pas de gratte ciels ni d'autoroutes.  Seulement de petites maisons de 2 ou 3 étages et de petites rues; Et si on sort du centre-ville les rues ne sont pas asphaltées.

 Une rue de Vientiane en dehors du centre-ville. 


À côté de notre hôtel lors de notre passage à Thakek se trouvait un terrain vague.  Tous les soirs après souper un groupe de gens installaient un filet de volleyball et jouaient une partie de Sepak Takraw.  C'est un jeu originant de la Malaisie qui ressemble un peu au Volleyball, à la différence que les mains sont interdites et qu'il se joue avec une balle de rotin tressé.  Les joueurs utilisent principalement les pieds mais peuvent utiliser la tête et le thorax.  C'est très impressionnant de les voir aller, surtout lorsqu'ils font un smash avec le pied !  Les joueurs qu'on a vu n'en étaient visiblement pas à  leur première partie.  Nous avons pris deux petites séquences vidéo que vous pouvez voir ci-bas.  Quelqu'un veut s'essayer ?

 

 

Bières du Vietnam

Nous avons mis à jour la section Boissons Enivrantes avec les bières du Vietnam.  Vos commentaires sont toujours appréciés !